IMPACT DES EAUX USEES DE TEINTURERIE TEXTILE SUR LES CULTURES MARAICHERES ET LE MILIEU AQUATIQUE

N’Yénigué Simon KOITA et Adama TOLOFOUDYE 

RESUME: A Ségou, l’agriculture périurbaine s’installe de façon anarchique le long du fleuve Niger et est pratiquée dans la zone de déversement des eaux industrielles de la Compagnie Malienne des Textiles (COMATEX SA), une zone cependant exposée à la pollution industrielle. En effet spécialisée dans le textile, l’usine déverse directement ses eaux usées dans le fleuve à proximité de la zone de culture. La présente étude a pour objectif de mettre les populations riveraines et le milieu aquatique à l’abri des impacts négatifs de tout rejet industriel. Les analyses physico-chimiques des rejets ont permis de connaître les concentrations de charges polluantes émises par la COMATEX SA et des polluants majeurs contenus dans l’effluent. Les valeurs de la DCO (320 mg/l) et de la DBO5 (100 mg/l) des rejets liquides sont supérieures aux normes (150 et 50 mg/l respectivement). Ce sont des eaux à forte salinité (conductivité comprise entre 750 et 2250 μS/cm). Ils contiennent des teneurs en cobalt, cuivre, nickel, chrome, fer et manganèse, supérieures aux normes. Les taux de métaux lourds notamment en cuivre, nickel, chrome, fer et manganèse des échantillons des sols de la zone d’étude sont supérieurs à ceux des échantillons de la zone de référence. Les échantillons de céréales, tubercules et légumes sont caractérisés par leur forte teneur en cuivre, zinc, plomb, nickel cobalt fer et manganèse, supérieure à celle des échantillons correspondants de la zone de référence située en amont du CERFITEX au bord du fleuve Niger. Il existe donc un risque de bioaccumulation de ces métaux lourds à long terme dans l’environnement.

Mots clés : Agriculture urbaine, pollution, COMATEX SA, maraîchage, risque, sols, eaux  industrielles.

 

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